Les Faits :
Dans son blog Frédéric C., un employé de la
société Galitt a raconté des épisodes qu'il avait mal vécus chez un de
leurs clients, la SNCF. Aucun nom n'était cité et seuls les
protagonistes directs de l'affaire pouvaient se reconnaitre et se
vexer. Or ces personnes connaissaient l'existence de ce blog et dès
qu'elles l'ont lu, elles ont appelé Gérard Tchakgarian, le patron de
Galitt. Le jour même Frédéric était convoqué et mis à pied une semaine.
Il a immédiatement supprimé la page de son blog. Au bout d'une semaine,
accompagné d'un délégué du personnel, il a eu un entretien avec Gérard
Tchakgarian qui a reporté sa décision d'une semaine supplémentaire et a
donc prolongé d'autant la mise à pied. A cette étape les DP de Galitt
ont cru que les choses allaient s'arranger et ils ont donc sagement
attendu. Au bout du délai, Frédéric a reçu une lettre de licenciement
pour faute grave, sans paiement ni des jours de mise à pied ni de son
préavis. Quand on lui demande des explications, le président de Galitt
souligne qu'il y avait déjà eu des désaccords avec ce collaborateur et
que c'était donc une suite d'évènements qui était la cause du
licenciement. Si tel est bien le cas, c'est contradictoire avec un
licenciement pour faute grave.
Et maintenant ?
Le licenciement lui-même est contestable. Mais la
décision de ne payer ni les jours de mise à pied, ni le préavis est
inique et inacceptable. Aucun des arguments entendus de la part de la
direction ne semble justifier la qualification de faute grave et le non
paiement du préavis. Il serait bien sûr possible d'attendre le jugement
des Prudhommes mais c'est maintenant que Frédéric est dans une
situation délicate, d'autant que, en plus de la période de carence en
attendant les ASSEDIC, les 15 jours où la direction a tergiversé ne lui
seront payé par personne. Ce délai même de la direction pour prendre sa
décision, contredit l'évidence de la gravité de la faute.
Conclusion :
Si la direction d'une petite PME comme Galitt a un
certain nombre de droits et de responsabilités, elle a aussi des
devoirs et nous constatons, une fois de plus, l'arbitraire et la
rigidité qu'elle nous oppose, refusant d'entendre même les demandes les
plus simples et les plus modestes. Par ailleurs cela montre
l'importance de ne pas rester isolé, d'être solidaire et surtout de se
syndiquer.
Les
syndicats CNT, CGT et FO
Boulogne, juin 2007
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